De la découpe de pièces en acier inoxydable à la livraison d’un Deejo unique qui ne ressemble qu’à vous : la fabrication d’un couteau Deejo détaillée en 40 étapes.

01/04/2022

Amoureux de nos couteaux de poche ou curieux de nature, vous êtes nombreux à nous interroger sur les techniques de production de nos couteaux Deejo. Vendus dans plus de 40 pays à travers le monde en centaines de milliers d’exemplaires, fort d’une qualité maitrisée de bout en bout, les couteaux Deejo doivent aussi leur succès au processus et la qualité de leur fabrication. 

Au commencement, il y a de simples rouleaux de feuilles en acier inoxydable (Z40C13). Découpées au moyen de puissantes presses de précision exerçant une pression de plusieurs tonnes, chaque pièce est percée, polie puis soigneusement usinée avant que nos opérateurs n’assemblent manuellement les 15 composants qui constituent un couteau Deejo. En faisant le choix d’un assemblage vissé, Deejo assure une maintenance facile et complète de l’ensemble de ses couteaux.

Résolument dans son époque, Deejo est au croisement des dernières avancées technologiques garante d’une qualité constante et de l’amour du travail bien fait qui font toute l’âme d’un couteau Deejo.

La production d’un couteau Deejo commence par la réalisation de puissants moules de découpe. Partant d’une modélisation 3D et de dessins techniques, nous venons usiner des blocs d’acier de plusieurs kilos par électrolyse pour obtenir autant de matrices de découpe que de pièces qui composent notre couteau, les 3 principales étant le clip de ceinture, le manche et bien sûr, la lame. Chaque matrice est composée de 2 empreintes : l’une positive, l’autre négative.

La fabrication d’un couteau Deejo commence donc par la découpe de bandes d’acier, d’épaisseurs et de nature différente selon les pièces concernées.

Le clip de ceinture (7 étapes) :

1.       La découpe de la pièce 

2.       Le perçage des trous 

3.       La recuite : on chauffe la pièce doucement puis on la refroidit lentement pour lui donner plus de résistance et éviter la casse avant la mise en forme (car cette section d’acier est relativement fine). 

4.       La mise en forme : on vient frapper la pièce avec une nouvelle matrice pour lui donner sa forme définitive. 

5.       Le traitement thermique : on vient chauffer la pièce dans des fours à très haute température puis la refroidir brutalement pour lui donner la rigidité nécessaire (et l’effet ressort nécessaire à son bon fonctionnement). 

6.       Le tonnelage ou polissage au tonneau : les pièces sont nettoyées de la calamine qui résulte du traitement thermique en passant plusieurs heures dans un tonneau remplis de billes en céramique. 

 7.       Le traitement au titane ou le polissage selon qu’il s’agisse du clip d’un Deejo titane ou miroir, qui donne à cette pièce le rendu esthétique que vous observez sur nos couteaux montés.

Le manche (17 étapes) :

1.       La découpe de la pièce 

2.      La découpe des trous 

3.      Aplatissage : les pièces sont passées une à une entre 2 rouleaux de métal pour corriger les écarts de plan issus de l’étape précédente. 

4.     Le forage / filetage : nous usinons les pas de vis dans les trous destinés à recevoir des vis 

5.     Le polissage de surface 

6.     Le fraisage des arrêtes : nous éliminons les résidus de découpe et/ou bavures de toutes les arrêtes intérieures et extérieures du manche. 

7.     Le traitement thermique (voir ci-dessus). 

8.     Le polissage des angles : chaque angle est poli pour lui donner un léger chanfrein afin qu’aucun angle ne soit coupant et pour une bonne prise en main du manche à terme. 

9.     Le tonnelage ou polissage au tonneau (cf ci-dessus) 

10.   La première découpe du système de blocage « frame lock » : il s’agit d’une entaille fine au niveau de la base du manche. 11.   La deuxième découpe du système de blocage « frame lock » : il s’agit d’une seconde coupe au niveau de la base du manche (pour ne pas fragiliser la pièce, cette étape est réalisée en 2 temps). 

12.   Le traitement au titane ou le polissage selon qu’il s’agisse du manche d’un Deejo titane ou miroir. 

13.   La pose de la bille en métal qui compose notre mécanisme de blocage : une microbille en acier viendra se positionner dans un creux prévu à cet effet dans la lame pour que celle-ci reste bien bloquée contre son manche en position fermée. 

14.   La gravure au laser du logo « press », caractéristique de nos couteaux, indiquant à nos clients ou appuyer pour refermer le couteau en toute sécurité. 

15.   La mise en forme de la pièce, c’est à dire la déformation de la base du manche qui viendra bloquer la lame en position ouverte par l’effet ressort ainsi créé. 

16.   L’ajustement de la force de l’effet ressort de la base du manche. 

17.   Le montage du clip de ceinture sur le manche (vissé à la main avec 2 vis).

La lame (12 étapes) :

1.       La découpe de la pièce 

2.       L’embossage du logo Deejo : nous venons frapper la lame avec un outil qui permet le marquage en creux de la lame avec le logo Deejo. 

3.       Aplatissage (voir ci-dessus) 

4.       La découpe du trou qui permettra de passer l’axe du pivot d’articulation du couteau. 

5.       La découpe de la base de la lame : il s’agit d’une découpe de précision qui permettra le bon fonctionnement du mécanisme de blocage « Liner lock », caractéristique des couteaux Deejo. Cette étape requiert une extrême précision pour assurer le bon fonctionnement du mécanisme. 

6.       Le polissage de surface 

7.       Le traitement thermique (voir ci-dessus). 

8.       Le polissage des angles sur le dessus de la lame : chaque angle est poli pour lui donner un léger chanfrein afin qu’aucun angle ne soit coupant sur cette partie de la lame servant d’appui à votre doigt lors des travaux de coupe. 

9.       Le tonnelage ou polissage au tonneau (cf ci-dessus) 

10.   La découpe grossière de l’émouture, à savoir la création d’un biseau de la partie basse de la lame. 

11.   L’émouture de de la lame. Initialement réalisée entièrement à la main par des ouvriers hautement qualifiés (de cette étape cruciale dépend la qualité du tranchant in fine de la lame), cette étape est désormais automatisée au moyen de machines automatisées permettant un résultat constant garant de la qualité de nos lames. 

12.   Le traitement au titane ou le polissage selon qu’il s’agisse du manche d’un Deejo titane ou miroir.

Il ne reste plus aux monteurs qu’à assembler la lame et le manche à l’aide de la vis pivot. Cette étape est réalisée à la main par un opérateur qualifié. Le mécanisme de blocage de type « liner lock » caractéristique des couteaux Deejo requiert en effet une précision irréprochable. La butée de lame qui retiendra la lame à l’horizontale en position ouverte est enfin vissée sur son emplacement dédié. Il ne reste plus qu’à affûter la lame (cette dernière étape est réalisée à la toute fin du processus pour des raisons évidentes de sécurité) et à visser le manche (intégralement usinés puis percés sur nos machines CNC) avant d’opérer aux dernières opérations de lustrage de de contrôle qualité.

Chaque couteau est désormais prêt pour la toute dernière étape de production : la gravure du tatouage sur la lame. Cette étape ultime est réalisée à partir des dessins originaux créés par nos illustrateurs à l’aide de machines à graver au laser d’une précision redoutable. Les modèles en titane gris et miroir seront brûlés en surface puis nettoyés, conférant au tatouage un relief légèrement en creux perceptible au touché et garant de la longévité du marquage. Sur les modèles en titane noir, le rayon laser vient faire réagir le revêtement en titane noir pour révéler ainsi le motif sélectionné sur la lame.

Emballé dans son packaging, le couteau Deejo est acheminé vers nos quelques 10.000 revendeurs de par le monde avant de trouver enfin sa place dans votre poche !